19.09.2007
Pourquoi je n’aime pas le concept de la décroissance
Allez je m’y risque, ça ne va sûrement pas plaire à certains potes jeunes verts à Nantes (qui se reconnaîtront…) mais je me lance.
Depuis plusieurs dizaines d’années, la donnée statistique phare est la croissance du PIB. Cet indicatif est très critiquable, car la croissance peut induire tout et n’importe quoi. Parfois la croissance crée des emplois, parfois elle en détruit. Elle peut parfois (et même souvent) aggraver la pollution et la pression sur les ressources naturelles, mais elle peut aussi induire certains progrès techniques bénéfiques pour la protection de l’environnement.
Si on part du principe, généralement assez partagé au sein de la mouvance écolo, que la croissance du PIB n’est pas une bon indicateur pour mesurer le bien-être des populations (dont l’environnement fait bien évidemment parti) et qu’elle ne devrait être un objectif en soi, en restant cohérant, la décroissance du PIB ne peut non plus constituer un objectif à part entière.
Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut pas diminuer notre pression sur la nature, mais simplement qu’il faut se placer sur un autre plan au niveau conceptuel.
Parler de développement durable me parait plus pertinent.
Le développement durable n’induit en effet pas forcément une augmentation de la pression de l’homme sur son environnement. On peut très bien imaginer de faire en sorte d’utiliser les technologies propres déjà existantes et de généraliser un certains nombre de bonnes pratiques (transports en commun, covoiturage, agriculture biologique, utilisation d’appareils électriques moins gourmands en énergie…) pour permettre aux populations les plus pauvres de se développer sans trop faire augmenter leur empreinte écologique, et pour permettre aux populations déjà développées de conserver leur niveau de vie tout en diminuant drastiquement leur empreinte écologique. Et ceci, via des politiques publiques fortement incitatives et volontaristes dans tous les domaines. Autant le dire tout de suite on en est encore loin, mais cela parait néanmoins nettement plus réaliste que la décroissance. Pour parer à l’urgence environnementale, il nous faut des solutions réalistes et applicables à grande échelle.
Enfin, le mot décroissance me fait penser à la caricature de l’écolo qui prône le recours à la bougie, et contre laquelle nous avons lutté pendant des années.
08:00 Publié dans L'avis du citoyen | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : décroissance









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Commentaires
sur la décroissance comme me l'a fait remarqué une personne
ok bon soit on consomme moins, on décroit...
ainsi on peut aller vers le "si tout le monde consommait comme moi il faudrait une planète..."
(histoire de pas en bouffer 3 ou 4...)
le problème est que la décroissance prend en pleine figure un problème difficile à admettre pour les humanistes :
que faisons nous de la croissance de la démographie ?
Le calcul n'est pas le même suivant si nous sommes 5 milliards, 10 ou 20 milliards
et là comment consommons nous ? est ce que l'objectif "Une Planète" est possible ? et comment faisons nous ?
à un moment si les croissants se prennent en plein figure le fait que les ressources sont limités
les décroissants se prennent en plein figure le fait que nous être humain nous allons croire démographiquement
comment fait on ?
car il ne faut pas que la décroissance se transforme en quelquechose de contraignant voir anti libéral (au sens anti liberté)
Écrit par : metallah | 20.09.2007
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