07.01.2008

Queer theory en images

Voilà, résumé brièvement en images le genre de sujets que nous abordons à mixcité:

 

 

03.12.2007

Le sida est toujours là

Pas très original comme titre me direz-vous, mais je voulais quand même en parler, car j'ai récemment pris conscience de la proximité de cette maladie. En effet, je pensais être déjà sensibilisé, à la gravité de la maladie, à l'importance de se protéger, je le faisais d'ailleurs presque machinalement, un peu comme le port de la ceinture.

 

37ba37c3d79c1f81970876760d0c8ab4.jpgMais un de mes meilleurs amis, ayant un peu plus de bouteille que moi, m'a parlé tout récemment d'un ami à lui de 23 ans qui lui annonçait sa séropositivité. Il m'a expliqué ça pour me faire prendre conscience que le virus n'était pas si loin que ça et pour m'inciter à me protéger, pour mon bien donc et je l'en remercie. S'il en était resté là, je pense que ça n'aurait pas eu plus d'effet qu'une publicité dans un magazine: une simple piqure de rappel. Seulement dix minutes plus tard, il m'envoie une photo d'un mec et me demande comment je le trouve. Je réponds qu'il est plutot charmant, et là il rajoute pratiquement du tac au tac: "et bien c'est lui le copain dont je viens de te parler". C'est étrange, mais le fait d'avoir vu sa photo m'a fait rendre la maladie beaucoup plus proche. Elle prenait là une forme très attirante, et du coup terrifiante. L'effet sur moi fut ainsi très réussi. Je pense que je ne l'oublierai pas et que je l'aurai dorénavant toujours en tête.

 

Du coup je me dis que ce qui a marché pour moi, marcherait tout autant pour d'autres jeunes, et que un moyen idéal de prévention consisterait justement à envoyer des témoins séropositifs, jeunes, intervenir dans des classes de lycée, voire même en fac (on peut toujours rêver...) et raconter leurs expériences. Il y aurait forcément un certain phénomène d'identification et je pense que ça aurait son petit effet. Cependant il faut surement un bon budget pour ça, en tout cas plus que pour faire de simples campagnes de publicité j'imagine (même si celle-ci sont aussi utiles). Pour autant si on veut faire reculer cette maladie, il faut vraiment s'en donner les moyens.

07.11.2007

La grève de la gratuité

Comme beaucoup de gens, je soutiens totalement les combats des cheminots pour le non démentèlement du service publique ferroviaire français et pour que la réforme des régimes spéciaux soit humaine et équitable. Cependant comme beaucoup d'autres je suis quand même bien embêté les jours de grève des trains, si je veux aller rendre visite à mes parents ou a des amis quelques part en France, ou si je dois me déplacer pour les Jeunes Verts. Je peux donc comprendre certaines réactions d'exaspération, parce que quand on a prévu de partir quelque part et qu'on peut pas, ça fout vraiment les boules, pardonnez-moi l'expression. Pour remédier à ça, certains veulent le service minimum. Cependant celui-ci ne représente rien de moins qu'une restriction du droit de grève, comme le dénonce très justement les syndicats. Que faire alors pour rendre les usagers complices des grèves? La fédération Sud-Rail et la fédération des usagers ont trouvé la solution: la grève par la gratuité. On travaille quand même, mais tout est gratuit. Ils ont publié un communiqué, ici.

La Cour Européenne des Droits de l'Homme vient de reconnaitre la légalité de ce type de grève. Le communiqué appelle l'Etat à mettre en place les modalités d'application de cette reconnaissance.

Des grèves comme ça, ce serait très bien.

25.09.2007

12 milliards

12 milliards, c'est le montant du déficit de la Sécurité sociale, plus communément appelé "trou de la sécu".

12 milliards, c'est aussi le montant des baisses d'impôts accordées par le président Sarkozy aux couches les plus favorisées de la population française.

ça fait refléchir...

Et pour complèter, un très bon article de Rue89 sur la question: ici

19.09.2007

Pourquoi je n’aime pas le concept de la décroissance

Allez je m’y risque, ça ne va sûrement pas plaire à certains potes jeunes verts à Nantes (qui se reconnaîtront…) mais je me lance.

Depuis plusieurs dizaines d’années, la donnée statistique phare est la croissance du PIB. Cet indicatif est très critiquable, car la croissance peut induire tout et n’importe quoi. Parfois la croissance crée des emplois, parfois elle en détruit. Elle peut parfois (et même souvent) aggraver la pollution et la pression sur les ressources naturelles, mais elle peut aussi induire certains progrès techniques bénéfiques pour la protection de l’environnement.

Si on part du principe, généralement assez partagé au sein de la mouvance écolo, que la croissance du PIB n’est pas une bon indicateur pour mesurer le bien-être des populations (dont l’environnement fait bien évidemment parti) et qu’elle ne devrait être un objectif en soi, en restant cohérant, la décroissance du PIB ne peut non plus constituer un objectif à part entière.

Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut pas diminuer notre pression sur la nature, mais simplement qu’il faut se placer sur un autre plan au niveau conceptuel.

Parler de développement durable me parait plus pertinent.

Le développement durable n’induit en effet pas forcément une augmentation de la pression de l’homme sur son environnement. On peut très bien imaginer de faire en sorte d’utiliser les technologies propres déjà existantes et de généraliser un certains nombre de bonnes pratiques (transports en commun, covoiturage, agriculture biologique, utilisation d’appareils électriques moins gourmands en énergie…) pour permettre aux populations les plus pauvres de se développer sans trop faire augmenter leur empreinte écologique, et pour permettre aux populations déjà développées de conserver leur niveau de vie tout en diminuant drastiquement leur empreinte écologique. Et ceci, via des politiques publiques fortement incitatives et volontaristes dans tous les domaines. Autant le dire tout de suite on en est encore loin, mais cela parait néanmoins nettement plus réaliste que la décroissance. Pour parer à l’urgence environnementale, il nous faut des solutions réalistes et applicables à grande échelle.

 

Enfin, le mot décroissance me fait penser à la caricature de l’écolo qui prône le recours à la bougie, et contre laquelle nous avons lutté pendant des années.