28.03.2008

Les coulisses du wintercamp (1)

Wouaw ça fait un bail que j'ai rien écrit ici. Bon je m'y remets.

La semaine dernière nous avons accueilli à nantes le camp d'hiver de la fédération  des jeunes verts européens (FYEG) qui avait pour thème l'énergie. C'est la première fois que les Jeunes Verts français hébergeaient un tel évênement. Beaucoup de travail, beaucoup de stress, mais un résultat flamboyant à la hauteur de nos espérances... Voici les différentes étapes du projet (en gros...), d'après mes souvenir:

1ère étape: l'idée

 Comme je l'avais déjà écrit dans mon blog, l'été dernier je suis parti avec Alexeï à Kiev pour participer au camp d'été 2007 des Jeunes Verts européens. Nous en étions ressortis totalement entousiastes et heureux. Du coup, quand nous avons reçu l'appel à candidature pour organiser le prochain canp d'hiver, nous nous sommes dit: "bingo, on va le faire en France", et puis Nantes s'est imposé d'elle-même étant donné qu'à Nantes il y a Sarah, une des Jeunes vertes françaises les plus expérimentées dans la FYEG alors et que le groupe de Nantes était un des plus dynamique de France.

 2ème étape: la subvention européenne 

Mais pour organiser un tel évênement, nous avions besoin d'argent, pour les activités, l'hébergement, le remboursement des trajets.... Et cet argent, c'est l'Union européenne qui nous l'a fourni. Seulement il a d'abord fallu remplir un gros dossier de subvention. Une petite équipe s'est donc mise sur pied autours de Marie (la responsable internationale) et Bruno (l'office Coordinator de la FYEG, français lui aussi). Un énorme boulot que de remplir ce dossier et de le faire accepter. Beaucoup de stress pour respecter les dates limites de dépot, quelques réunions skype etc... Mais grace à la ténacité de Marie et de Bruno, on a réussi, notre dossier a finalement été accepté. C'est aussi à ce moment-là que nous avons sélectionné les organisations partenaires, c'est-à-dire les pays qui allaient participer.

3ème étape:  la préorganisation

Ensuite les problèmes suivants qui se sont posés à nous étaient l'hébergement, les repas, boucler le budget, reprendre le planing de la semaine.Fort heureusement nous avons pu compter avec l'arrivé de Rémi dans l'équipe de préparation. Rémi qui a fait un travail monumental à Nantes pour la préparation du camp, avec la complicité de Sarah. Nous avons du faire face à tout un tas d'imprévus, avec les repas et l'hébergement qui excédaient notre budget par exemple. Du coup nous avons fait appel à la députée européenne Marie-Hélène Aubert pour nous subventionner. Tout ça toujours sous l'égide de Marie et Bruno qui ne ménageaient pas leur peine.

4ème étape: la préparation en tant que telle

Nous avons alors mis en place ce qu'on a appelé la prepteam, avec un représentant de chaque organisation participante et les français qui étaient dans l'organisation. Nous avons du faire un week-end d'organisation à Nantes. Du coup presque toute la prep team est venu à nantes un week-end pour organiser la suite. J'ai hébergé presque une dizaine de personne chez moi, c'était floklorique ;) Ce week-end a été hyper intense, nous avons bossé toute la journée du samedi sur le planing. Nous nous sommes réparti les jours à organiser. Un jour pour deux personnes. J'étais moi-même en charge du mardi avec Crick, un roumain. Nous sommes alors repartis chacun chez nous, chacun en charge de sa journée. il restait encore des trucs logistiques à organiser à Nantes comme par exemple trouver une salle pour faire la fête le soir, récupérer tout le matériel dont nous avions besoin... et j'en oublie. Grace à Rémi, ce fut fait dans les délais et la salle était très bien :) Pendant ces quelques semaines nous étions tous un peu stressé quant au déroulement du camp. Nous faisions des réunions téléphoniques téléguidées par Bruno depuis le Parlement Européen toutes les semaines pour se coordonner. Et puis le jour J est enfin arrivé. Un vrai marathon que cette préparation...

suite au prochain numéro ;) 

 

29.08.2007

La fyeg, vue de l'intérieur

Voici des liens intéressants pour avoir un petit aperçu de la FYEG (Fedération des Jeunes Verts Européens) de l'intérieur.

Tout d'abord le blog de Judith, coordinatrice du bureau et par ailleurs seule permanente de la fédération, et dont nous avons eu l'honneur de recevoir la visite lors de ces Journées d'été   Judith's blog Elle a d'ailleurs écrit un billet sur sa visite à Quimper.

Et puis celui du porte-parole Bartek, que j'ai eu la chance de rencontrer à Kiev pendant le camp d'été du CDN. Il n'a malheureusement pas pu nous rendre visite puisqu'il a rendu visite à EcoloJ lors des journées d'été d'Ecolo (les verts wallons) qui tombaient en même temps que les notres. Donc voici son blog.   

Il y a aussi un blog commun aux deux porte-paroles, Marina et Bartek: ici, qui reprend les billets du blog de Bartek et qui rajoute des billets de Marina (ça devient compliqué...).

Les autres membres du comité exécutif n'ont pas encore de blog, oserai-je dire.

En tout cas si vous voulez les connaitre vous pouvez vous reporter sur le site de la FYEG à la bonne page, ici

07.08.2007

retour de Kiev

ça y est, je suis de retour en France. Enfin ça fait déjà une semaine, mais là je suis de retour sur internet...

Et donc ce camp d'été à Kiev, on peut dire que ce fut une réussite magistrale: très bonne organisation de la part du CDN, plein de gens sympa, bref j'ai beaucoup aimé. On a parlé de la politique des visas, on a fait une action de rue dans Kiev, à quarante, avec toutes les télés locales, c'était assez énorme...

Une occasion pour moi de découvrir le problème des visas, car je n'en soupçonnait pas l'importance. Car entre corruption, parfois nécessaire, attente interminable aux ambassades, parfois pour pas grand chose, et prix du visa, la mobilité s'en trouve fortement altéré. Même pour aller à des rassemblement de jeunes militants comme celui-là.

Bien sûr, si on a un passeport Schengen, les choses sont tout de suite plus facile. Il est ainsi beaucoup plus facile pour moi d'aller en Ukraine, sans visa, que pour n'importe quel ukrainien de venir en France. En plus du prix du visa, il devra attendreau moins 10 jours une fois son visa demandé. Et encore pour la France c'est pas trop long, les délais atteignent parfois plusieurs semaines vers d'autres pays. Enfin bon je vais mettre en ligne une traduction française de notre rapport final, sur le site des jeunes verts ou sinon sur le blog.

11.07.2007

Camp d'été du CDN 2007

         Le CDN, Center for the Developpement Network Eastern Europe, organise comme chaque année un camp d'été. Cette année ce sera du 25 au 31 juillet à Kiev. Et j'y vais. Le CDN, c'est une organisation regroupant les mouvements de jeunesse écologistes d'Europe de l'est ainsi que d'Allemagne, de Pologne et de Suède. Il a pour but d'aider les jeunes verts des pays d'Europe de l'est (de pays non membres de l'ue) à s'organiser et se développer. Il organise des rencontres, des séminaires et des camps d'été. Le camp d'été de cette année a pour objet la politique des visas et de l'immigration. Cela s'annonce très intéressant. Il y aura des jeunes verts d'Ukraine, de Moldavie, de Roumanie, de Géorgie, d'Azerbaïdjan, d'Allemagne, d'Espagne, du Royaume-Uni, d'Irlande, des Pays-bas, de Turquie de France (moi!) et surement d'ailleurs encore. Cela s'annonce très intéressant.

         Sur ce sujet-là j'ai assez peu d'expérience personelle, j'ai eu besoin d'un visa seulement une fois, pour aller à Madagascar et je n'ai pas eu beaucoup de difficultés à l'obtenir. Par contre je connais trop bien les bienfaits du système Schengen pour avoir traversé les frontières de nombreuses fois sans rien du tout ou presque pour aller en Espagne, au Portugal, en Allemagne ou en Italie. Et puis je pourrai aussi leur raconter le mouvement des sans-papiers en France. ça craint vraiment ici de ce côté-là. Des arrestations qui ressemblent à des rafles, dans les écoles par exemple, des pièges tendus aux sans-papiers (convocation à la préfecture leur faisant croire à une potentielle régularisation puis arrestation sur place...), des conditions de détention effroyables dans les centres de rétention, des régularisations complètement arbitraires donnant de faux espoirs à de nombreux sans papiers, des arrestations de personnes venant en aide aux sans-papiers, des arrestations de sans-papiers en pleine manifestation, la liste est longue et surement pas encore complète. Bref la situation est catastrophique. D'autant qu'avec Sarkoléon à l'Elysée, le cauchemar est loin d'être terminé.